mercredi 27 avril 2016

Shandys et Compagnie-Introduction




                                                     SHANDYS ET COMPAGNIE




Je reprends, sous un nouveau nom, un ancien projet abandonné en 2013, autour de l'écrivain barcelonais Enrique Vila-Matas. J'espère cette fois le mener à bien  de manière régulière et selon, toutefois, l'humeur et les envies.Pour commencer, et avant toute chose,  rien de tel que de situer le personnage et de savoir à qui on a affaire.
Enrique Vila-Matas est né à Barcelone en 1948. Du « long ennui » de l’enfance émergent quelques événements d’importance, comme autant de signes avant-coureurs de sa vocation artistique extravagante : sa rencontre avec le jeune Antonio Tabucchi qui passait ses vacances d’été à Cadaqués avec sa famille comme les Vila-Matas, ainsi que la conversation hallucinée surprise par le petit Enrique entre deux étranges messieurs se promenant sur la plage, Salvador Dalí et Marcel Duchamp.
À vingt ans, il part vivre sa bohème parisienne, et Marguerite Duras consent à lui louer une petite chambre mansardée, malgré ou grâce à sa sombre allure de poète maudit. Il y écrira son premier roman revendiqué, La Lecture assassine. Mais c’est son livre Abrégé d’histoire de la littérature portative, en 1985, qui marque le vrai départ de son travail de faussaire, de dynamiteur des conventions d’écriture.Pourfendeur du réalisme, il s’intéresse à toutes les armes permettant de modifier la réalité : le mensonge, l’imposture, le suicide, l’espionnage… Conscient de s’être lancé dans une entreprise quichottesque, sauver la vraie littérature en défiant les marchands du Temple, il prône à la fois « l’imagination maximum », le nomadisme, le métissage, et la discrétion absolue, à l’image de Robert Walser, un de ses écrivains fétiches.Travailleur infatigable, il nous envoie régulièrement les pièces qui constituent la grande « tapisserie » de son œuvre, faite d’ironie et de « textes hybrides », à l’instar du Tristram Shandy de Laurence Sterne, un de ses livres de référence. Toujours au bord de l’abîme, pratiquant une littérature exigeante et amusante, l’humour profond et léger, il arrive à allier le grandiose et le ridicule.

Éternel chercheur de structures inédites lui offrant toujours plus de liberté, il franchit avec Bartleby et compagnie, en 2000, puis Le Mal de Montano, en 2002, deux étapes radicales vers cette route embrumée sur laquelle on pressent qu’il aimerait se perdre, ce désir fou de disparaître en écriture. Roi des citations célèbres inventées par lui-même, il aime, tel un vampire de bibliothèques, s’alimenter des œuvres d’autres écrivains, les revisiter et les faire siennes. Cependant en 2003, avec Paris ne finit jamais, c’est de ses propres écrits dont il s’est nourri, en considérant, à distance et avec ironie, la genèse de son premier roman et sa période parisienne, comme pour mieux se noyer dans un tourbillon temporel."
source : http://lafemelledurequin.free.fr/intervenants/vila-matas/presentation/droite_vila-matas_presentation.htm

Ceci étant fait, nous allons pouvoir commencer sur ce blog notre galerie de portraits Shandy que Enrique Vila-Matas met en scène dans Abrégé d’histoire de la littérature portative.
Et avant toute chose, pour être totalement Shandy, nous avons voulu commencer ce nouveau blog à la date du 27, car vous l'ignorez sûrement cher lecteur mais le 27 est la date Shandy par excellence.
Tout d'abord à cause de la grande fête Shandy de Vienne qui eut lieu le 27 mars 1925 et qui compta 27 participants. Un des invités Stephan Zenith fêtait ce jour là son vingt-septième anniversaire et 27 aussi furent les années durant lesquelles Rita Malu fut internée dans un lointain asile somalien. C'est aussi l'intervention de poètes espagnols de la génération de  27 qui détruisit le voyage interstellaire des portatifs.
Nous trouvons tous ces détail page 57 (et non 27) de l'Abrégé d’histoire de la littérature portative et je convie chacun à s'y reporter.
Donc, le chiffre 27 étant LE chiffre Shandy, il était donc bien normal que nous calculions notre coup pour ouvrir ce blog un 27.
Je déclare donc le blog Shandys et Compagnie officiellement ouvert.




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